© Julien DANIEL


Le projet « Deux chroniques intimes »

J’ai rencontré pour la première fois Stéphanie Gengotti Il y a un an et demi, en juillet 2014 lors des rencontres d’ Arles. Notre seul échange jusque là avait été un petit texte que j’avais écrit sur l’une de ses images, dans le cadre d’une expérience menée par l’agence MYOP : « la photo du mercredi ».
Stéphanie est diffusée depuis deux ans par l’agence MYOP dont je suis membre depuis maintenant sept ans. Elle vit en Italie, à Ostia près de Rome, et moi à Paris, en France.

Porté par l’enthousiasme dans lequel nous avons baigné pendant une dizaine de jours cet été là à Arles j’ai fait une proposition à Stéphanie. C’était une proposition un peu enfantine en un sens puisque je lui demandais si elle voulait bien être, pour un an, ma correspondante italienne. C’était un peu comme demander dans la cour de récréation : « tu veux bien être ma copine ? »

Nous sommes tous les deux photographes. Ce ne sont donc pas des lettres ou des cartes postales que nous avons échangé, mais des photographies. Celles-ci ont été déposées tout au long de l’année dans une boîte aux lettres virtuelle (une Dropbox), sans nous imposer une fréquence ou un rythme de production. Le principe était de raconter à l’autre des choses de notre vie, comme le font deux correspondants étrangers au collège ou au lycée pour mieux se connaître. C’est ainsi qu’est apparue la thématique commune de nos photographies : l’intime, le quotidien, à l’échelle d’une année entre l’été 2014 et l’été 2015.
Nous avons réalisé nos photographies en nous laissant un maximum de liberté, sans nous obliger à quoi que ce soit. Nous avons découvert pas mal de différences dans notre approche de la photographie et dans nos caractères respectifs.

Deux séries photographiques sont nées de cette expérience. Elles ont chacune leur vie propre, leur autonomie. Nous avons choisi de les présenter l’une à côté de l’autre.

« Il giardino segreto » (le jardin secret) de Stéphanie Gengotti

« Un album de famille » de Julien Daniel