Toutes les photos : © Julien DANIEL


La série "LE BOIS SAUVAGE" a été présentée cet été aux Promenades Photographiques de Vendôme (juin 2018) et aux Rencontres Internationales de la Photographie à Arles (du 2 au 7 juillet 2018), dans le cadre de la seconde édition de l'évènement organisé avec l'agence MYOP, "MYOP IN ARLES".




Ces deux expositions ont été l'occasion de faire découvrir au public la grande beauté de ce site aux portes de Paris.
Je suis très flatté d'avoir vu figurer cette série dans la sélection arlésienne du critique Damien Do Santos (lacritique.org)
Voici un extrait de son texte :

Julien Daniel avec l’agence MYOP
L’exposition Myop, rassemble dans un même espace le travail des membres du collectif éponyme. Dans Le bois sauvage (2018), Julien Daniel a posé son regard sur une ancienne carrière de gypse fermée en 1965 à Romainville. A deux pas de Paris, ce site, interdit à la visite, est resté en friche pendant plus de 50 ans et s’est ainsi transformé en dédale végétal. Il est aujourd’hui voué à devenir une base de loisir. Non dénuées de romantisme, les prises de vue jouent de plongées, contre-plongées, de forts contrastes et de l’absence d’horizon pour induire la monumentalité de la nature qui a repris ses droits sur cette parcelle abandonnée par l’homme, et, pourrait-on croire, de toute faune. Le photographe y traduit son impression d’immersion totale, car, malgré la proximité de la ville - on n’est jamais à plus de 150 mètres de la rue, la végétation omniprésente fait rempart. A travers ces photographies, ce lieu délaissé par le travail de l’homme paraît être entré dans une torpeur végétale, comme hors du temps ; ou du moins dans une autre temporalité, moins frénétique que la nôtre, celle de la flore. Cette nature sur le point d’engloutir l’homme, à la fois inquiétante, inexorable, et monumentalisée, rappelle fortement le romantisme du début du XIXème siècle, comme les tableaux de Caspar David Friedrich. On voit ainsi dans cette série la nature reprendre indéfectiblement l’espace délaissé par l’homme, estompant ses traces, comme dans un retour à un temps originel. Un voyage qui n’est pas exempt de mélancolie.

Un livret de 32 pages au format 21x25 cm a été édité en 100 exemplaires. Il est encore disponible au prix de 10 € (me contacter)

Exposition au Grand Manège à Vendôme (les Promenades Photographiques 2018)

Exposition au 5 rue du Cloître à Arles (MYOP in ARLES 2018)